Quelques personnes, émules de Saint Vincent de Paul, des compagnons d’Emmaüs, de l’Armée du Salut,e touchées par la misère des « clochards » vivant et mourant dans la rue l’hiver, se sont regroupées pour fonder l’Association en 1984.
Son but était de proposer une soupe chaude, un toit et un peu d’amitié aux personnes SDF en détresse et par là, sensibiliser les Pouvoirs Locaux.
Avec le concours d’une cinquantaine de bénévoles s’appuyant sur des valeurs de fraternité, de respect mutuel, de respect de la dignité, de confiance, de disponibilité, un foyer d’hébergement hivernal a été ouvert pour les « sans-abri ». Ces derniers reprenant leur chemin de liberté dès les beaux jours.
Avec nos bénévoles et nos « bouts de ficelle », nous avons œuvré à ce rythme pendant 15 ans et créé, en complément, un Accueil de jour.
Après les « 30 Glorieuses », qui ont creusé des fossés de plus en plus profonds dans la Société, nos structures ont connu une fréquentation croissante.
Au cours de l’année 2000, notre hébergement de nuit, devenu obsolète et désormais pris en charge par ailleurs, nous nous sommes recentrés sur l’accueil de jour sans pour autant modifier le projet associatif initial ayant :
- pour finalité : « Accueillir sans discrimination les personnes en grande difficulté et permettre à chacune de trouver une place dans la société ».
- Pour objectifs :
- Répondre aux besoins primaires et / ou fondamentaux
- Redonner confiance – retisser le lien social – réapprendre à vivre en société.
- Identifier les difficultés, les blocages des personnes et les orienter vers les structures adéquates, leur permettant d’accéder à leurs droits et devoirs.
Pour s’adapter aux évolutions et aux mutations d’un public de plus en plus précarisé, et malgré ses 20 années d’expérience, son bénévolat fidélisé, l’Association a dû s’entourer d’une équipe professionnelle. Avec cette disposition, d’ailleurs préconisée par nos financeurs, notre Accueil a pris une dimension pédagogique auprès d’un public qui a perdu ses repères.
Elle est devenue un lieu d’humanité où des hommes en désespérance peuvent déposer leurs angoisses et voir leur existence reconnue.
Par là, elle est aussi un relais social important dans les dispositifs qui se sont mis en place avec la loi du 2 juillet 1998.
Afin d’assurer la mission qui lui est confiée à savoir :
Offrir à chaque «passager» la chance de sortir de sa «galère»
et ainsi concrétiser au mieux, les recommandations ministérielles à propos de :
L’intégration, de l’égalité des chances
et donc de prendre une part active à
la lutte contre les exclusions et la discrimination
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